08 août 2006
Alphonse Lours
Lui c'est Alphonse Lours, le voisin de gauche.
Il a emménagé dans le quartier à la mort d'Olivia Chimère, il a racheté sa maison.
Personne ne sait d'où il vient, il est très discret. De toute façon ça ne doit pas être captivant. Alphonse n'est pas un gars bien intéressant. C'est le genre de garçon, tout le monde devait s'en foutre au lycée. Personne ne s'en soucie, il laisse indifférent.
Du coup, je m'y suis intéressée quand même. Eh bien figurez-vous qu'il profite de passer inaperçu pour faire carrière dans le crime. J'ai surpris un coup de fil avec sa mère (ah oui, c'est aussi un fils-à-maman), il lui confiait son rêve de devenir génie du crime. Avec sa transparence naturelle, il pourrait bien y arriver le bougre.
Comme je le disais, il est encore accroché aux jupons de sa mère. Mais afin de la protéger et qu'il ne lui arrive rien en raison des gens qu'il fréquente dans son milieu professionel, il a décidé, à 32 ans passés, de quitter enfin le cocon familial.
Et pourquoi pas, s'il prend confiance en lui, s'établir à Zarbville, rencontrer une gentille fille et fonder une famille.
Mais pour lui, sa carrière et son niveau de vie passent avant tout. Alors il n'a guère le temps de faire des rencontres, et il est toujours célibataire.
Cela dit, c'est un bon parti : il se donne à fond dans son boulo, afin de
s'assurer de bien gagner sa vie, et il fait toutes les tâches ménagères. En plus il est discret. Quelle femme ne rêve pas d'un homme comme lui (à part moi) ? Certes il n'est pas ce qu'il y a de plus sexy dans le coin, mais bon au moins il ne se fait pas remarquer...
19 août 2006
Famille Opra
La maison en face, en remontant la rue, est habitée par Lyne Opra et son fils Casey.
Lyne élève seule son fils depuis que son mari l'a quitée et s'est tiré avec sa secrétaire. Ce n'est pas toujours facile, surtout que Lyne regrette beaucoup son train de vie de quand elle était mariée. Maintenant, elle doit travailler, mais elle se bat pour garder un certain confort.
Cela dit, elle apprécierait volontiers de rencontrer un homme avec une bonne situation, afin de reprendre un style de vie supérieur. C'est horrible, elle n'a même pas de piscine ! Quelle vie...
Mais pour l'instant, seule l'éducation de Casey compte. Et retrouver un mari, riche de préférence.

Après le divorce de ses parents, Casey s'est comporté en fils exemplaire.
Il a soutenu sa mère dans les moments difficiles, et ils sont devenus très proches. Il n'adresse plus la parole à son père et ne va jamais le voir.
Il est devenu très respectueux des femmes, c'est un garçon très doux.
Mais sous ses airs protecteurs, je suis sûre que bon sang ne saurait mentir... Il a les gênes de son père, c'est certain, et tôt ou tard sa vraie nature refera surface. Je ne lui donne pas longtemps pour devenir un vrai goujat ! Avec son air triste il a déja à ses pieds toutes les ado écervelées du lycée, il n'a plus qu'à se baisser pour choisir !
Famille Calling
Les Calling, mes voisins de droite, passent pour un exemple de tolérance et d'ouverture d'esprit à Zarbville.
C'est une famille recomposée : tous deux veufs, Leïla et Blue se sont rencontrés dans un groupe d'aide aux personnes ayant perdu un être cher. Tu parles, ils ont vite oublié leurs "chers" défunts époux...
Leïla fait mine de ne pas prêter attention à la différence de son mari. Mais chacun sait qu'il vient d'ailleurs. La pauvre était tellement paumée qu'elle s'est jetée dans les bras du premier qui lui a offert du réconfort. Finalement leur couple a l'air de tenir, en dépit de toute attente... Mais est-ce que leurs filles respectives, Angela et True, supporteront aussi bien la réunion des deux familles ?
Cela dit, il ne se passe rien de passionnant chez eux. Ils ont une vie bien rangée et ne font aucune vague. Je ne pense pas que j'aurai des infos croustillantes à noter à leur sujet un jour, mais on ne sait jamais. Alors je les présente quand même, juste au cas où. Et dans l'espoir de vivre assez vieille pour voir un jour leur "belle famille" voler en éclat ! Ha !
Les Katerinètes
Tout le monde connait les Katerinètes. Elles sont passées dans une émission de télé réalité, le sujet était "Malgré leurs différences, réussiront-elles à cohabiter ?". Et ils leur ont offert une colocation dans un appartement minuscule, pour voir ce qu'il se passerait.
Quelques mois après la fin de la diffusion, ça a tourné au vinaigre. Rien n'allait plus ! Elles s'étaient retenues pendant l'émission afin de gagner la maison et l'argent, mais la vérité est qu'elles ne pouvaient pas se piffer. Surtout Chloé et Erica. Elles se chamaillaient à longueur de journée, jusqu'au jour où...

Erica fit une rencontre qui allait bouleverser sa vie.
Un soir, elle était sortie boire un pot au Crashdown Café avec son amie Eyline, qui vit à Roswell (le centre de Zarbville). Elle espérait ainsi se changer les idées et oublier ses soucis de colocation.
C'est là qu'elle fit la connaissance de Michael Guerin, un ado du coin.
Au nom de ses grandes valeurs familiales et de l'heure tardive, elle ne put s'empêcher de s'interroger. Et même, de l'interroger.
Erica : Bonsoir jeune homme, dis-moi que fais-tu dehors à une heure pareille, tu n'as pas cours demain ? Tes parents doivent s'inqu...
Michael : Mes parents s'en tapent. A l'heure qu'il est, ils doivent être complètement bourrés ! Ma mère a déja dû tabasser mon père à coup de casserole, et il doit être ivre mort par terre, comme d'habitude, la tronche dans son vomi. Je n'ai pas envie de rentrer pour assister à ça.
Erica : Oh mon dieu ! Mais c'est horrible, comment se fait-il que l'assistante sociale ne t'ai pas encore retiré de ton foyer ?
Michael : Il se trouve que l'assistante sociale du quartier, c'est ma mère. Ceci explique cela. C'est dailleurs à cause de son métier qu'elle s'est mise à boire, elle a vu trop de cas déprimants. Du coup, tous les soirs en rentrant, elle tente d'oublier un peu ce qu'elle a vu dans de la vinasse bon marché. Et elle frappe mon père "par précaution", comme elle dit, avant que ça ne soit lui qui la frappe, parce qu'elle en a vues des tas de femmes battues. Alors mon père, qui ne ferait pas de mal à une mouche, préfère se saoûler pour supporter les coups, plutôt que de lui faire de la peine. Voilà comment ils sont devenus alcolos. Alors, où je peux bien traîner à n'importe quelle heure, ils s'en fichent.
Erica : Quelle horreur... Ca doit être tellement dur de vivre dans une telle famille. Si je peux faire quelque chose pour toi, quoi que ce soit, dis le moi.

D'abord méfiant, Michael s'était finalement livré sans pudeur, premièrement parcequ'il aime bien choquer les gens en leur balançant la vérité crue, surtout si elle est moche. Et deuxièmement parce que ça le soulageait de se confier, même à une inconnue puisqu'il en avait l'occasion, ça lui évite d'avoir affaire au psy.
Tant qu'à faire, il décida d'en profiter à fond, puisque cette gentille dame lui offrait son aide. Eyline s'impatientait.
Erica : J'arrive Eyline ! Un instant s'il te plaît, ce garçon a besoin d'un peu de réconfort, il a besoin de discuter.
Michael : En fait, je me sens surtout très seul, lui avoua-t-il en forçant son air triste. Si seulement j'avais un ami à qui parler, ça serait peut-être plus facile à vivre...
Erica : Eh bien je suis là maintenant. Saches que tu peux compter sur moi comme une véritable amie.

Michael : Merci infiniment ! J'apprécie vraiment ce que vous faites pour moi madame...
Erica : Erica. Et tu peux me tutoyer, je ne dois pas avoir plus de 10 ans de plus que toi !
Michael : Merci Erica. Tu es la première personne qui me considère comme quelqu'un qui a des problèmes, et pas seulement comme un délinquant juvénile.
Erica : Parce que tu n'en est pas un ! Je le crois sincerement, Michael. Tu as juste perdu tes repères, et c'est tout à fait normal, avec ce qui t'arrive.
Michael : Je me suis quand même fait virer du lycée le mois dernier. Je sèchais les cours, je répondais mal aux profs... et je me suis battu avec une élève.
Erica : Ah... Eh, ce n'est pas grave, tu devais être dans un tel état de nerf, ça s'explique.
Michael : La fille est à l'hôpital. Je lui ai flanqué une sacrée raclée quand même ! 
Erica : Mais, tu regrettes maintenant, n'est-ce pas ?
Michael : Nan ! Elle avait insinué des trucs sur ma mère... Tu comprends, je lui ai dit de se taire, mais elle a continué cette peste. Les filles de mon âge ne savent pas la fermer, faut toujours qu'elles foutent la merde. Comme si elles ne supportaient pas qu'on puisse vivre en paix ! Quand il ne se passe rien, elles cherchent les embrouilles, histoire de s'amuser. Leur vie est tellement ennuyeuse que pour se divertir, elles pourrissent celle des autres. Elles sont pathétiques. Et celle-là entre autres l'avait bien mérité, elle recommencera pas de si tôt au moins !
Erica : Eh bien... Je suis désolée Michael, tu n'as vraiment pas une vie facile. La seule chose que je puisse te dire pour te consoler, c'est qu'un jour, ça ira mieux. Viens par là...
Elle le prit dans ses bras pour le réconforter. Michael en profita pour exagérer son jeu et fit mine d'être au bord des larmes. Elle l'emmena s'assoir dans un coin au fond de la terrasse. C'en était trop pour Eyline, elle ne comprenait pas pourquoi son amie se sentait toujours obligée de sauver la veuve et l'orphelin. Elle dit à Erica qu'elle avait assez attendu, et partit un peu énervée contre son amie.
Michael avait maintenant une autre idée en tête, car ses hormones le titillaient, comme ils s'étaient rapprochés... Même si Erica avait plutôt les hanches et les fesses bien arrondies, sa poitrine rebondie compensait largement ce petit défaut, pensa-t-il. Et il se sentait inexorablement attiré par le parfum de sa peau, si douce. Dès lors, il n'eut plus qu'un objectif à l'esprit : que cette femme lui fasse découvrir des plaisirs inconnus...

"En plus, c'est une vraie femme, elle a de l'expérience, pas comme les gamines du lycée ! Je suis sûr qu'elle sait y faire, grrrrr !!", pensa-t-il, tout émoustillé à cette idée. Son désir ne cessait de croître, et il avait du mal à se contenir. Mais il essayait de garder son calme, malgré ce qu'il ressentait, et tentait de rester naturel en se rapprochant tout doucement de l'objet de sa conquète...
Erica, naïve, ne se doutait de rien. Jusqu'à ce que Michael, n'y tenant plus, se laissa emporter par ses pulsions.
18 septembre 2006
Maréva Z'y & Ninon Niwee
A la sortie de la ville, il y a deux maisons voisines dont je ne t'ai pas encore présenté les habitantes.
Maréva Z'y arrive d'une grande ville, elle vivait dans une cité. Soit disant elle était chanteuse dans un groupe de rap. Pfff... Le "rap", depuis quand c'est de la musique ? Chanteuse, tu parles... Plutôt brailleuse oui !
En plus, j'ai fait mes petites recherches, elle était seulement choriste. Mais elle apparaissait en petite tenue dans les clips, alors elle s'est fait une certaine notoriété... Et quand elle a eu de quoi s'en sortir, elle a quitté sa "banlieue chaude" et s'est offert une grande baraque dans le coin le plus paumé et désert possible : Zarbville.

Quand à Ninon Niwee, c'est une fille du coin. Elle a toujours été là.
Gamine, elle traînait déja dans les rues. Mais on ne voyait jamais ses parents, ils travaillaient beaucoup. Alors elle tentait de nouer le contact avec les passants. Elle s'est éduquée elle-même, en quelque sorte. Au final, ça n'est pas pire que si ses parents s'en étaient chargés, je crois.
Elle est très ouverte d'esprit et avenante. N'empêche, elle a un grain cette nana.

Combien de fois je l'ai vue en train de jouer dans sa baignoire, en dirigeant mon téléscope sur sa maison !
Faut pas être bien nette, quand même. A mon avis, des fois elle a les câbles qui s'emmêlent un peu dans la cervelle et ça fait des court-circuits là-dedans.
M'enfin...
Alors, naturellement, lorsque Maréva a emménagé dans le quartier, elle fût la première à lui souhaiter la bienvenue.
Je passais dans le coin au moment de leur rencontre. Je peux vous dire que c'était quelque peu étrange. Il y avait comme de l'électricité dans l'air. Je n'ai pas saisi tout de suite pourquoi, mais en y pensant bien, leur ressemblance est frappante. Et pas seulement leur manière de se coiffer !
Ca, c'est juste ce qui confirme tout le reste. En fait, leurs personnalités sont très semblables. Leur attitude, leur comportement, leur façon de parler...

Et même leur manie de faire le dindon dans la baignoire !!
Je ne l'ai compris que quelques heures plus tard, dans l'après-midi, lorsque j'observais la nouvelle venue. Incroyable ! J'observe tous mes voisins, et ces deux là sont les seules à péter un câble de cette manière ! Pourquoi ? Je n'en sais fichtre rien.

Alors, j'ai appellé une voyante par téléphone. Ben quoi ?! Je voulais savoir ! Dans ce cas là, tous les moyens sont bons.
Elle m'a répondu un truc abracadabrant. Au début, je n'y croyais pas, mais j'ai bien dû me rendre à l'évidence...
Gertrude : Quoi ?! Des alters ego, vous dites !? Nan, sans blague... Elles ont une âme identique ??? Mais comment diable est-ce possible ! Hum hum... Hum hum, hum hum ! Oh... Ah... C'est dingue ! Alors cette âme a été séparée en deux et mise dans deux corps différents, si je comprends bien ? Incroyable ! Et elle doit se réunir, hum hum... Mais je ne vois pas comment... Hum. Hein ?! Roh, quelle horreur !!! Berk, c'est dégueulasse !... Bon, ça va, j'ai compris ! C'est bon, j'ai pas besoin des détails. ARRETEZ JE VOUS DIT ! Votre prédiction est finie, là ! Oui ben vous avez eu le numéro de ma carte de crédit, alors ça suffit hein ! C'est moi qui décide quand s'arrête la prédiction ! Oui, comme vous dites, seul l'avenir nous le diras !
BAM ! J'ai raccroché. Non mais ! L'avenir, l'avenir, y'a pas que lui. Moi aussi je peux dire quand ce coup de fil se termine ! Elle voulait me fourguer tous les détails sordides, non merci ! Enfin, on verra bien si elle se réalise, sa vision de l'avenir... Mais ça m'étonnerait ! Pour 30 Simflouzes la minute, faut pas s'attendre à des miracles non plus. Elle m'a pris pour une vieille pigeonne, mais je sais faire la part des choses, tout de même.
