19 août 2006
Les Katerinètes
Tout le monde connait les Katerinètes. Elles sont passées dans une émission de télé réalité, le sujet était "Malgré leurs différences, réussiront-elles à cohabiter ?". Et ils leur ont offert une colocation dans un appartement minuscule, pour voir ce qu'il se passerait.
Quelques mois après la fin de la diffusion, ça a tourné au vinaigre. Rien n'allait plus ! Elles s'étaient retenues pendant l'émission afin de gagner la maison et l'argent, mais la vérité est qu'elles ne pouvaient pas se piffer. Surtout Chloé et Erica. Elles se chamaillaient à longueur de journée, jusqu'au jour où...

Erica fit une rencontre qui allait bouleverser sa vie.
Un soir, elle était sortie boire un pot au Crashdown Café avec son amie Eyline, qui vit à Roswell (le centre de Zarbville). Elle espérait ainsi se changer les idées et oublier ses soucis de colocation.
C'est là qu'elle fit la connaissance de Michael Guerin, un ado du coin.
Au nom de ses grandes valeurs familiales et de l'heure tardive, elle ne put s'empêcher de s'interroger. Et même, de l'interroger.
Erica : Bonsoir jeune homme, dis-moi que fais-tu dehors à une heure pareille, tu n'as pas cours demain ? Tes parents doivent s'inqu...
Michael : Mes parents s'en tapent. A l'heure qu'il est, ils doivent être complètement bourrés ! Ma mère a déja dû tabasser mon père à coup de casserole, et il doit être ivre mort par terre, comme d'habitude, la tronche dans son vomi. Je n'ai pas envie de rentrer pour assister à ça.
Erica : Oh mon dieu ! Mais c'est horrible, comment se fait-il que l'assistante sociale ne t'ai pas encore retiré de ton foyer ?
Michael : Il se trouve que l'assistante sociale du quartier, c'est ma mère. Ceci explique cela. C'est dailleurs à cause de son métier qu'elle s'est mise à boire, elle a vu trop de cas déprimants. Du coup, tous les soirs en rentrant, elle tente d'oublier un peu ce qu'elle a vu dans de la vinasse bon marché. Et elle frappe mon père "par précaution", comme elle dit, avant que ça ne soit lui qui la frappe, parce qu'elle en a vues des tas de femmes battues. Alors mon père, qui ne ferait pas de mal à une mouche, préfère se saoûler pour supporter les coups, plutôt que de lui faire de la peine. Voilà comment ils sont devenus alcolos. Alors, où je peux bien traîner à n'importe quelle heure, ils s'en fichent.
Erica : Quelle horreur... Ca doit être tellement dur de vivre dans une telle famille. Si je peux faire quelque chose pour toi, quoi que ce soit, dis le moi.

D'abord méfiant, Michael s'était finalement livré sans pudeur, premièrement parcequ'il aime bien choquer les gens en leur balançant la vérité crue, surtout si elle est moche. Et deuxièmement parce que ça le soulageait de se confier, même à une inconnue puisqu'il en avait l'occasion, ça lui évite d'avoir affaire au psy.
Tant qu'à faire, il décida d'en profiter à fond, puisque cette gentille dame lui offrait son aide. Eyline s'impatientait.
Erica : J'arrive Eyline ! Un instant s'il te plaît, ce garçon a besoin d'un peu de réconfort, il a besoin de discuter.
Michael : En fait, je me sens surtout très seul, lui avoua-t-il en forçant son air triste. Si seulement j'avais un ami à qui parler, ça serait peut-être plus facile à vivre...
Erica : Eh bien je suis là maintenant. Saches que tu peux compter sur moi comme une véritable amie.

Michael : Merci infiniment ! J'apprécie vraiment ce que vous faites pour moi madame...
Erica : Erica. Et tu peux me tutoyer, je ne dois pas avoir plus de 10 ans de plus que toi !
Michael : Merci Erica. Tu es la première personne qui me considère comme quelqu'un qui a des problèmes, et pas seulement comme un délinquant juvénile.
Erica : Parce que tu n'en est pas un ! Je le crois sincerement, Michael. Tu as juste perdu tes repères, et c'est tout à fait normal, avec ce qui t'arrive.
Michael : Je me suis quand même fait virer du lycée le mois dernier. Je sèchais les cours, je répondais mal aux profs... et je me suis battu avec une élève.
Erica : Ah... Eh, ce n'est pas grave, tu devais être dans un tel état de nerf, ça s'explique.
Michael : La fille est à l'hôpital. Je lui ai flanqué une sacrée raclée quand même ! 
Erica : Mais, tu regrettes maintenant, n'est-ce pas ?
Michael : Nan ! Elle avait insinué des trucs sur ma mère... Tu comprends, je lui ai dit de se taire, mais elle a continué cette peste. Les filles de mon âge ne savent pas la fermer, faut toujours qu'elles foutent la merde. Comme si elles ne supportaient pas qu'on puisse vivre en paix ! Quand il ne se passe rien, elles cherchent les embrouilles, histoire de s'amuser. Leur vie est tellement ennuyeuse que pour se divertir, elles pourrissent celle des autres. Elles sont pathétiques. Et celle-là entre autres l'avait bien mérité, elle recommencera pas de si tôt au moins !
Erica : Eh bien... Je suis désolée Michael, tu n'as vraiment pas une vie facile. La seule chose que je puisse te dire pour te consoler, c'est qu'un jour, ça ira mieux. Viens par là...
Elle le prit dans ses bras pour le réconforter. Michael en profita pour exagérer son jeu et fit mine d'être au bord des larmes. Elle l'emmena s'assoir dans un coin au fond de la terrasse. C'en était trop pour Eyline, elle ne comprenait pas pourquoi son amie se sentait toujours obligée de sauver la veuve et l'orphelin. Elle dit à Erica qu'elle avait assez attendu, et partit un peu énervée contre son amie.
Michael avait maintenant une autre idée en tête, car ses hormones le titillaient, comme ils s'étaient rapprochés... Même si Erica avait plutôt les hanches et les fesses bien arrondies, sa poitrine rebondie compensait largement ce petit défaut, pensa-t-il. Et il se sentait inexorablement attiré par le parfum de sa peau, si douce. Dès lors, il n'eut plus qu'un objectif à l'esprit : que cette femme lui fasse découvrir des plaisirs inconnus...

"En plus, c'est une vraie femme, elle a de l'expérience, pas comme les gamines du lycée ! Je suis sûr qu'elle sait y faire, grrrrr !!", pensa-t-il, tout émoustillé à cette idée. Son désir ne cessait de croître, et il avait du mal à se contenir. Mais il essayait de garder son calme, malgré ce qu'il ressentait, et tentait de rester naturel en se rapprochant tout doucement de l'objet de sa conquète...
Erica, naïve, ne se doutait de rien. Jusqu'à ce que Michael, n'y tenant plus, se laissa emporter par ses pulsions.
Commentaires
Aaah, ces jeunes...^___^
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